11 novembre 2009
Boulot monstre
Je me plaignais de ne pas avoir beaucoup de boulot à la maternité ces derniers temps. Ça y est, le rythme est revenu ! J'ai eu la garde la plus chargée de ma (courte) carrière. Au menu : 5 accouchements dont une césarienne, deux hémorragies, une réanimation bébé, une anesthésie générale.... J'étais sur les rotules ! Sur 24 heures, j'ai dû prendre environ 30 minutes de pause seulement (pour manger et faire pipi, ce qui est quand même indispensable pour tenir le coup !). Toutes les infos se mélangeaient dans ma tête, les prénoms et les poids des bébés, le nom des patientes.... Sur le matin j'ai dû remplir tous les dossiers (pas le temps de les faire au fur et à mesure) et ça a été un peu compliqué. Mais c'est bien, notre petite mater carbure !
07 novembre 2009
Emploi du temps
Voici le planning de ma dernière nuit de garde à la maternité :
1h : pas de travail en vue, au dodo !
2h : réveillée pour m'occuper de 2 patientes qui viennent d'arriver
4h : tout est en ordre, retour au lit !
5h : réveillée pour m'occuper d'une patiente qui a mal au ventre
5h30 : fini, je retourne me coucher !
6h20 : réveillée à nouveau pour la patiente qui a mal au ventre
6h45 : je vais passer encore quelques minutes au lit....
7h30 : le réveil sonne, il est temps de commencer mon travail de la matinée !
En bref, mon sommeil a été très chaotique, mais ma garde s'est bien passée et j'ai vu naître deux beaux bébés !
30 octobre 2009
Mon premier siège
Lors de ma dernière garde, j'ai fait un accouchement et j'étais bien contente car ça faisait plus de 10 jours que ça ne m'était pas arrivé....
Et puis sur le matin, une femme enceinte est venue consulter pour des contractions depuis un peu plus d'une heure. Elle avait mal mais elle était très calme. Elle me dit que son bébé se présente par le siège, c'est à dire que les fesses vont sortir en premier et non la tête. Je l'examine, et ça me paraît super bizarre (je n'ai jamais examiné une patiente en travail avec une présentation du siège). J'ai l'impression que son col est complètement ouvert et que le bébé est prêt à sortir, mais je ne suis pas du tout sûre de moi, et comme la femme ne contracte pas depuis longtemps, j'ai du mal à y croire. Je cours appeler le médecin pour qu'il vienne vérifier. Heureusement, il est arrivé rapidement, il a confirmé que la patiente était prête à accoucher et on est passés en salle de naissance. L'accouchement s'est bien passé, c'était assez impressionnant et assez dégoûtant aussi, mais j'étais très contente d'être là ! J'étais plutôt spectatrice parce que c'est le médecin qui a fait l'accouchement et la sage-femme qui prenait sa garde après moi était déjà arrivée, elle s'est occupée de la patiente. Ma prochaine étape, c'est de voir un accouchement d'octuplés !
06 octobre 2009
La théorie et la pratique
Récemment, j'ai dû transferer un nouveau-né dans un autre hôpital, il n'allait pas trop mal mais avait besoin de surveillance. C'était la première fois que je faisais ça, alors avant d'appeler le pédiatre, je me suis remémoré mes cours et les exercices que nous faisait faire notre prof. Il nous donnait un cas clinique et nous demandait d'écrire comment nous décririons la situation au pédiatre dans la réalité. Par exemple :
"Je vous appelle pour un nouveau-né à une heure de vie qui présente une détresse respiratoire secondaire. Dans l'anamnèse on retrouve un Strepto B positif, le travail a été long et le rythme cardiaque foetal a présenté des ralentissements précoces à dilatation complète. Le score de Silvermann est à 5, une ventilation au masque a été instaurée...."
Mais cette fois, je n'ai pas eu le temps de finir ne serait-ce que ma première phrase. Le pédiatre m'a répondu sur un ton bourru : "Mais qu'est-ce que vous voulez que je vous dise de plus par téléphone ? Pourquoi vous m'appelez, vous voulez quoi ? De toute façon je préviens le SAMU et on vient le chercher." OK....
J'étais un peu déconcertée, mais surtout un peu en colère. Et puis le médecin est arrivé, avec le SAMU, tout souriant, il m'a dit : "Vous voyez je ne pouvais rien vous dire de plus par téléphone, il faut qu'on l'emmène." On a rempli le dossier ensemble, il est allé voir la maman pour lui expliquer très gentiment, et il a même dit qu'on s'était bien occupé du bébé. Il a été charmant, en résumé. J'étais bien soulagée !
Mais ça m'a permis de me rendre compte que quoi qu'on puisse apprendre en théorie, il faut toujours s'attendre à tout dans la réalité. Bien évidemment, la théorie est indispensable pour savoir comment réagir, mais il faut toujours s'adapter. Là, ce n'était que pour un appel téléphonique, mais c'est pareil pour tout.
09 septembre 2009
Diplômée !
Ça y est, les révisions de cet été ont payé, et avec un 14 sur 20 en pédiatrie, je suis diplômée !
Ça fait énormément de bien, même si je me doutais que j'avais réussi mon épreuve. Maintenant c'est terminé, plus d'examens, plus d'école, plus de stages. Mais en même temps, tout commence, c'est la vraie vie avec un boulot, des collègues, des responsabilités ! Et aussi.... un salaire ;-)
Demain je vais à l'école pour rendre mes blouses de stage et récupérer une attestation de diplôme. Et après, bye bye !
26 août 2009
Ma petite place
Même si l'obtention de mon diplôme est repoussée au moment des résultats du rattrapage, il y a plein de petits signes qui m'indiquent que je deviens une vraie sage-femme et que j'ai une place dans la maternité où je vais travailler.
Les blouses à mon nom marquées "sage-femme" y sont bien sûr pour beaucoup ! Mais j'ai aussi apprécié de faire mes premiers accouchements sans qu'une autre sage-femme soit dans la salle. C'était moi qui dirigeait les choses et je ne me sentais pas observée, personne n'avait besoin de vérifier que je faisais bien.
Maintenant j'ai une place pour ranger mes affaires dans la chambre de garde des sages-femmes : tout un rayon d'étagère pour moi ! J'ai donc préparé une petite trousse de toilette pour la laisser sur place (oui parce que pendant une garde de 24h, vous vous doutez bien qu'on a besoin de passer par la salle de bain de temps en temps !). Ça paraît un détail, mais en fait c'est très agréable. Depuis des années, je n'arrête pas de changer de service et d'hôpital, et donc de collègues. Là, j'ai posé mes affaires, je compte rester !
En attendant, je continue de bosser comme il faut pour mon épreuve de pédiatrie qui a lieu lundi. Et les résultats seront donnés le 9 septembre, j'ai hâte !
07 juillet 2009
Gnagnagna
Aujourd'hui j'ai eu affaire à une patiente qui était une petite emmerdeuse chipoteuse....
J'ai fait une séance de relaxation pour 3 femmes enceintes. On met une musique douce, les patientes sont allongées, et elles se laissent aller au son de ma voix. "Prenez conscience des points d'appui de votre corps", "détendez votre visage", "relâchez les muscles de votre ventre", "sentez la lourdeur de vos bras" : c'est le genre de phrases que je prononce tout au long de la séance, sur un ton lent et rassurant. Je n'ai pas encore vraiment l'habitude, mais ça se passe plutôt bien.
A la fin de la séance, une des dames traine un peu, et vient me voir une fois que les autres patientes sont parties.
"J'ai trouvé que vous parliez trop fort. Je ne voulais pas vous le dire devant les autres."
OK. Donc j'ai fait une bêtise, mais vous avez le gentillesse de me le dire discrètement. Je déteste ce ton ! Le genre : "tu sais, c'est vraiment grave ce que as fait, mais comme je suis sympa, je ne le dis pas devant tout le monde, je te couvre".
Elle continue : "Le débit, c'était bien, mais vous attaquiez trop fort le début des mots. Même si après vous baissiez votre voix, ça m'a plutôt dérangée qu'autre chose."
D'accord, et vous ne voulez pas non plus me dire comment je dois prononcer chaque mot, non ? Est-ce que mon intonation est adéquate sur la fin de cette phrase ? Et ce mot là, est-ce que je ne devrais pas le commencer plus aigu et le finir sur un ton plus chaud ? Oh la la, mais quelle emmerdeuse ! Bon, bien évidemment, je lui ai répondu très gentiment.
Mais de toute façon, je ne devais pas parler si fort que ça, parce qu'une des patientes s'est tellement bien relaxée qu'elle s'est endormie pendant la séance....
29 juin 2009
Crotte de merde !
Aujourd'hui, c'était les résultats du diplôme. Je dois passer au rattrapage en septembre pour la pédiatrie. Je m'y attendais mais je suis quand même un peu déçue, et puis de voir toutes les autres qui n'étaient pas reçues pleurer, ça m'a fait pleurer aussi ! Ce qui m'embête c'est que jusque là je m'étais toujours bien débrouillée, même si quelques fois j'ai eu des notes un peu justes. Mais peut-être fallait-il que je connaisse le stress du rattrapage avant de terminer mes études ? ^^
Ce qui me console un peu, c'est que j'ai très bien réussi mon mémoire, j'ai eu 80 sur 100 avec la mention "très honorable". Ça ne me sert pas à grand chose, puisque la moyenne aurait été suffisante, mais c'est quand même agréable qu'un travail long et difficile comme celui-ci soit récompensé.
En avant pour un long été de révisions, crotte de merde !
16 juin 2009
Mulan
Hier j'ai aidé une petite chinoise à venir au monde. Elle était absolument magnifique ! Je l'aurais bien gardée pour moi, mais ses parents avaient l'air d'y tenir, alors bon....
Le plus difficile, c'était l'accouchement du chapeau (oui, j'ai honte de ma blague pourrie....).
30 mai 2009
Conseil aux futurs parents
Je voudrais rappeler à tous les futurs parents que l'échographie n'est pas une science exacte (ce n'est même pas une science, d'ailleurs). Aussi, ne vous précipitez pas pour vous faire tatouer le prénom de votre bébé avant la naissance, vous risquez d'avoir une surprise ! Comme ce couple, qui attendait une petite Mathilde (j'ai changé le prénom bien sûr). Le mari s'est fait tatouer le prénom sur le bras, et à la naissance, il s'est avéré que le bébé était un garçon ! Du coup, ils ont choisi un prénom proche, pour que le tatouage puisse être modifié (Mathis, pour correspondre à l'exemple du prénom Mathilde).
Enfin, le plus important dans l'histoire, c'est que ce couple n'avait pas l'air trop déçu, et a pu rapidement se faire à l'idée d'avoir un petit garçon. C'est quand même marrant, le métier de sage-femme ^^




