princesse lilie

it's only bad if you get caught

04 septembre 2009

Pauline

Je viens de lire le roman "Pauline" d'Alexandre Dumas. J'ai adoré ! Bon, le fait que le personnage principal porte mon prénom y a peut-être été pour beaucoup....

Mais la pauvre Pauline a plein de soucis en tête (oui bon, ça va, je n'ai pas dit que j'allais faire une analyse pointue de ce bouquin !) :

« Je passai une nuit affreuse, une nuit de sanglots et de larmes. Vous ne savez pas, vous autres hommes, vous ne saurez jamais quelles angoisses sont celles d'une jeune fille élevée sous l'œil de sa mère, dont le cœur, pur comme une glace, n'a encore été terni par aucune haleine, dont la bouche n'a jamais prononcé le mot amour, et qui se voit tout à coup, comme un pauvre oiseau sans défense, prise et enveloppée dans une volonté plus puissante que sa résistance; qui sent une main qui l'entraîne, si fort qu'elle se raidisse contre elle, et qui entend une voix qui lui dit : Vous m'aimez, avant qu'elle n'ait dit : Je vous aime.
« Oh ! je vous le jure, je ne sais comment il se fit que je ne devins pas folle pendant cette nuit; je me crus perdue. Je me répétais tout bas et incessamment : je l'aime ! je l'aime ! et cela avec une terreur si profonde qu'aujourd'hui encore je ne sais si je n'étais pas en proie à un sentiment tout à fait contraire à celui que je croyais ressentir. Cependant il était probable que toutes ces émotions que j'avais éprouvées étaient des preuves d'amour, puisque le comte, à qui aucune d'elle n'avait échappé, les interprétait ainsi. Quant à moi, c'étaient les premières émotions de ce genre que je ressentais. On m'avait dit que l'on ne devait craindre ou haïr que ceux qui vous ont fait du mal; je ne pouvais alors ni haïr ni craindre le comte, et si le sentiment que j'éprouvais pour lui n'était ni de la haine ni de la crainte, ce devait donc être de l'amour. »

La conclusion paraît assez étonnante.... D'autant plus à la lecture de la lettre adressée à Pauline par le comte :

« Vous m'aimez, Pauline, car vous me fuyez. Hier vous avez quitté le bal où j'étais, aujourd'hui vous quittez la ville où je suis; mais tout est inutile. Il y a des destinées qui peuvent ne se rencontrer jamais, mais qui, dès qu'elles se rencontrent, ne doivent plus se séparer. [...]
« Si, au contraire de ce que j'espère, Pauline, un motif que je ne prévois pas, mais qui cependant peut exister, vous faisait continuer à me fuir comme vous avez essayé de le faire jusqu'à présent, sachez bien que tout serait inutile : partout je vous suivrais comme je vous ai suivie; rien ne m'attache à un lieu plutôt qu'à un autre, tout m'entraîne au contraire où vous êtes; aller au devant de vous ou marcher derrière vous sera désormais mon seul but. J'ai perdu bien des années et risqué cent fois ma vie et mon âme pour arriver à un résultat qui ne me promettait pas le même bonheur.
« Adieu, Pauline ! je ne vous menace pas, je vous implore; je vous aime, vous m'aimez. Ayez pitié de vous et de moi. »

Il est très judicieux de la part du comte de préciser qu'il ne la menace pas ! Non parce que ce doit être ce genre de lettres de menaces que les célébrités de nos jours reçoivent de la part de fans détraqués.... Mais rassurez vous, dans le livre, le comte est effectivement un détraqué !

Paulinedumas

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11 septembre 2008

mille-neuf-cent-quatre-vingt-quatre

Réka m'a donné envie de poster sur les livres que j'ai lus, alors mon blog ne va pas être submergé, mais j'ai envie de commencer en parlant de 1984 de George Orwell, que je viens de relire.

Bon c'est vrai, c'est un classique, et je ne me sens pas du tout de vous faire une analyse de ce bouquin parce que des tas de gens l'ont faite bien mieux que moi. Pour ceux qui ne l'ont pas lu, je vais essayer de vous en donner envie.

C'est un roman futuriste publié en 1949. Le monde est divisé en trois grandes puissances continuellement en guerre : l'Océania où se déroule l'histoire (à Londres plus précisément), l'Eurasia et l'Estasia. En Océania, les habitants n'ont aucune liberté, ils sont sans cesse surveillés par l'intermédiaire des télécrans, et même leurs pensées sont surveillées par la Police de la Pensée. Le chef du Parti, Big Brother, fait l'objet d'un véritable culte de la personnalité. Le Parti contrôle tout, non seulement les faits et gestes et les pensées des habitants, mais aussi le passé, en corrigeant sans cesse les livres et journaux pour qu'ils correspondent à la "réalité" actuelle. Un nouveau langage est également en cours de création, partant de l'anglais et l'appauvrissant, afin qu'il n'existe plus de mot pour formuler des pensées allant contre le Parti. Le sexe est totalement interdit, et toute l'énergie des pulsions non assouvies est reportée dans la haine de l'ennemi (l'Eurasia ou l'Estasia selon les moments).

Cependant Winston se souvient d'une époque où le Parti n'était pas encore en place, il a en mémoire beaucoup d'évènements qui contredisent ce que prétend le Parti. Il se demande s'il n'est pas fou, car il se croit seul à détester Big Brother. Puis il rencontre Julia, une jeune femme qui, sous des apparences de membre exemplaire du Parti, transgresse en fait toutes les règles. Ils savent tous les deux qu'ils seront arrêtés par la Police de la Pensée, car ils sont considérés comme des terroristes. Ils ne savent pas à qui ils peuvent accorder leur confiance, ni comment rejoindre la Fraternité, cette organisation de résistance, si même elle existe.


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Cette image illustre très bien le roman. On y voit Winston et Julia dans leur uniforme du Parti, Julia porte son badge de la Ligue anti-sexe. Pour ne pas être repérés, leurs rencontres doivent être discrètes, ils se parlent en chuchotant sans jamais se regarder. Sur la droite on aperçoit une affiche "Big Brother is watching you !". Sur le bâtiment au fond sont rappelés les trois slogans du Parti : "La guerre c'est la Paix. La liberté c'est l'esclavage. L'ignorance c'est la force." En haut de la couverture du livre est écrit "Une vue surprenante de la vie en 1984. Amour interdit, peur, trahison."

19842
Le portrait de Big Brother est affiché partout dans les rues.

Au final, cette histoire est assez noire. Mais je pense qu'il faut avoir lu ce livre, parce qu'au delà du fait que c'est un classique, et qu'il est captivant, il change un peu notre façon de penser.

Posté par princesselilie à 17:16 - reading rocks ! - Commentaires [3] - Permalien [#]
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