07 novembre 2009
Emploi du temps
Voici le planning de ma dernière nuit de garde à la maternité :
1h : pas de travail en vue, au dodo !
2h : réveillée pour m'occuper de 2 patientes qui viennent d'arriver
4h : tout est en ordre, retour au lit !
5h : réveillée pour m'occuper d'une patiente qui a mal au ventre
5h30 : fini, je retourne me coucher !
6h20 : réveillée à nouveau pour la patiente qui a mal au ventre
6h45 : je vais passer encore quelques minutes au lit....
7h30 : le réveil sonne, il est temps de commencer mon travail de la matinée !
En bref, mon sommeil a été très chaotique, mais ma garde s'est bien passée et j'ai vu naître deux beaux bébés !
03 novembre 2009
Bandes annonces
Hier au cinéma, on s'est un peu étonnés des bandes annonces. On nous propose des films qui n'ont absolument rien à voir avec celui pour lequel on est venus. En plus, on est obligés de les regarder ! On s'est imaginé ce que ça donnerait dans d'autres domaines.
Avant de lire le livre qu'on a choisi, disons "1984" d'Orwell, il faudrait lire 10 pages de résumés d'autres bouquins au hasard, pourquoi pas "Twilight", et "J'attends un enfant" de Laurence Pernoud.
Avant qu'on nous apporte le steack frites qu'on a commandé au restaurant, il faudrait écouter le serveur nous raconter comment est cuit le saumon en papillottes et avec quelles épices est assaisonné le poulet.
Avant de payer la petite robe qu'on a envie de s'offrir, il faudrait essayer la veste en cuir, les baskets et le soutien-gorge que la vendeuse nous propose.
Avant d'entendre le médecin nous annoncer qu'on a un petit rhume, il faudrait l'écouter nous expliquer que si on avait des maux de gorge, ce serait une angine, si on était pas vacciné, ça pourrait être le tétanos, et si on avait mal aux articulations, ça pourrait être de la goutte.
Mais malgré ça, les bandes annonces c'est assez sympa, parce que soit le film nous fait envie et on va le voir ensuite, soit il ne nous fait pas envie et on peut faire des commentaires débiles avant de se taire quand la séance commence !
Clones
Hier on est allés au ciné voir Clones (parce que mon amoureux est gentil et que quand j'insiste il m'emmène voir Bruce Willis !). J'ai adoré ! Comprenez moi, ce n'est certainement pas un grand film, mais c'était exactement ce dont j'avais envie. Un bon film à la Bruce Willis où il est super fort mais en même temps il a une blessure à l'intérieur, et en plus vous rajoutez le côté futuriste des clones qui m'a beaucoup plu.... C'était la soirée ciné idéale !
30 octobre 2009
Mon premier siège
Lors de ma dernière garde, j'ai fait un accouchement et j'étais bien contente car ça faisait plus de 10 jours que ça ne m'était pas arrivé....
Et puis sur le matin, une femme enceinte est venue consulter pour des contractions depuis un peu plus d'une heure. Elle avait mal mais elle était très calme. Elle me dit que son bébé se présente par le siège, c'est à dire que les fesses vont sortir en premier et non la tête. Je l'examine, et ça me paraît super bizarre (je n'ai jamais examiné une patiente en travail avec une présentation du siège). J'ai l'impression que son col est complètement ouvert et que le bébé est prêt à sortir, mais je ne suis pas du tout sûre de moi, et comme la femme ne contracte pas depuis longtemps, j'ai du mal à y croire. Je cours appeler le médecin pour qu'il vienne vérifier. Heureusement, il est arrivé rapidement, il a confirmé que la patiente était prête à accoucher et on est passés en salle de naissance. L'accouchement s'est bien passé, c'était assez impressionnant et assez dégoûtant aussi, mais j'étais très contente d'être là ! J'étais plutôt spectatrice parce que c'est le médecin qui a fait l'accouchement et la sage-femme qui prenait sa garde après moi était déjà arrivée, elle s'est occupée de la patiente. Ma prochaine étape, c'est de voir un accouchement d'octuplés !
25 octobre 2009
Je suis une gentille maîtresse
Cette semaine j'ai donné un cours à l'école d'infirmiers, sur la grossesse et l'accouchement. Les élèves étaient en première année et ne connaissaient pas encore grand chose, mais ils avaient quand même des notions d'anatomie et d'hématologie, ça a facilité les choses.
J'ai quand même eu un petit problème de crédibilité, j'étais aussi jeune que la plupart des étudiants.... Mais je pense avoir parlé avec assez d'assurance pour que ça passe. Ah oui, comme ils sont 110 dans la promo, il fallait parler au micro pour que tout le monde m'entende bien, ce n'est pas évident ! En tous les cas, ils ont eu l'air intéressés et m'ont posé pas mal de question. Plusieurs filles sont venues me voir à la pause pour me demander des conseils d'orientation; certaines ont fait médecine pour devenir sage-femme sans succès, d'autres voudraient s'inscrire à l'école en Belgique.... J'ai réalisé qu'il y a vraiment des jeunes qui ont du mal à aller là où ils veulent, bien pire que moi et ma petite hésitation sur mon orientation en première année de médecine !
Pour en revenir à mon cours, ça m'a un peu agacée de voir que certaines élèves voulaient noter chaque mot qui sortait de ma bouche et étaient incapable de reformuler une phrase, de prendre des notes, ou de laisser un blanc sur leur feuille quand un un mot leur manquait et de demander ensuite à leur voisine en fin de cours.... Ça m'a rappelé certaines filles de ma promo ! Mais bon, dans l'ensemble je pense que les messages principaux de mon cours sont bien passés. Le problème, c'est que je ne pourrai pas m'en rendre compte, puisqu'on m'a demandé de préparer une interro mais ce n'est pas moi qui la corrigerai ! Apparemment, les monitrices trouvaient plus simple que je prépare des QCM et que je leur donne les réponses pour qu'elles corrigent les copies elles-mêmes. Dommage !
En résumé c'était une bonne expérience, mon cours était bien adapté au programme et à la plage horaire qui m'était donnée (4 heures). Mais je crois que la prochaine fois, si prochaine fois il y a, j'irai en me disant bien que les élèves ne connaissent rien et qu'il faut tout expliquer, même ce qui paraît évident. Et je saurai qu'il ne faut pas s'agacer quand on me demande de répéter la même phrase pour la cinquième fois ;-)

L'image est bien représentative sauf que mes élèves à moi étaient un peu plus âgés et que la récré s'appelait "pause clope"....
21 octobre 2009
Marina Chiche
Lundi dernier on est allés à un concert de l'Orchestre de Picardie à la Maison de la Culture, et c'était magnifique ! Il y avait 3 morceaux au programme :
Nicolas Bacri : Esquisses pour un tombeau op. 18
Camille Saint-Saëns : Concerto pour violon n°3 op. 61 en si mineur
Georges Bizet : Symphonie n°1 en do majeur
La soliste, c'était la jeune et jolie violoniste Marina Chiche. Je précise qu'elle est jeune et jolie parce que si vous l'ajoutez au fait qu'elle jour du vilon merveilleusement, elle devient vraiment détestable ;-)
Je vous conseille vivement le deuxième mouvement du concerto de Saint-Saëns, Andantino quasi allegretto, c'est très doux et très joli :
18 octobre 2009
Comment Facebook peut ruiner l'amitié
On m'a conseillé un article à propos de Facebook, dans la rubrique "Life & style" du Wall Street Journal (hé non, ce n'est pas moi qui le lis, mais je connais quelqu'un qui....). Je vais essayer de vous le traduire en partie, j'espère que vous ne m'en voudrez pas si je ne colle pas totalement au texte original. Mais pour tous les anglophones, le mieux est d'aller le lire directement en cliquant ici.
Ah oui, avant de commencer, certains ont besoin d'apprendre un mot (mais Eric et Ramzy ne sont pas disponibles, alors c'est avec moi que vous allez l'apprendre) : le verbe "twitter". Ça vient du réseau social Twitter, où le principe est de donner son humeur du moment en une ou deux lignes.
« Comment Facebook peut ruiner l'amitié
Note pour mes amis : je vous aime affectueusement.
Mais je me fiche totalement que du fait que vous passez "un lundi chargé", que votre enfant "a mis 30 minutes pour se brosser les dents", que votre chien "vient de manger de l'anti-fourmi", que vous voulez "sauver les bébés cochons". Et je me fiche vraiment, vraiment, de savoir à quel membre de la famille Adams vous ressemblez le plus. (J'aurais pu vous donner la réponse avant même que vous ne passiez le test sur Facebook).
Voici l'erreur que vous et moi avons commise : nous avons mis notre amitié en ligne. On a d'abord commencé par communiquer plus par email que par téléphone. Ensuite on est passés à la messagerie instantanée ou aux "textos". On est devenus amis Facebook, et on a commencé à communiquer en "twittant" nos pensées - en 140 caractères ou moins - sur Twitter.
Tous ces réseaux sociaux en ligne étaient supposés nous rapprocher. Et d'une certaine manière, c'est le cas. Grâce à Internet, beaucoup d'entre nous ont repris contact avec des amis du lycée et de la fac, partagé d'anciennes et de nouvelles photos, et ont fait plus ample connaissance avec des personnes dont ils ne seraient jamais devenus proches en dehors.
L'année dernière, quand un de mes amis a été renversé par une voiture et est tombé dans le coma, ses amis et sa famille ont pu facilement et instantanément partager des nouvelles sur son état - et envoyer des voeux de soutien - grâce au site web que sa mère avait réalisé pour lui.
Mais il y a aussi un danger. Si on ne fait pas attention, nos interactions en ligne peuvent nuire à nos relations dans la vie réelle.
Comme beaucoup de gens, je suis épuisé de Facebook. Je suis fatigué des amis - vous vous reconnaitrez - qui déclarent être trop occupés pour décrocher le téléphone, ou même écrire un email correct, et qui passent pourtant des heures sur des sites de réseaux sociaux, publient des photos de leurs enfants ou de leurs fêtes, font suivre des quizz débiles, postent des mots d'esprit excentriques et parfois sans queue ni tête, ou qui twittent leurs dernières pensées. ("Quelqu'un connaitrait-il un bon resto à Berlin ?").
L'un des gros problèmes est notre façon de converser. Il manque quelque chose au fait de taper sur un clavier pour que l'on puisse appeler ça un moyen de communication; cela manque cruellement des nuances qui peuvent être exprimées par le langage du corps ou l'intonation de la voix. "Sur internet, les gens ne peuvent pas voir que vous baillez en les lisant" dit Patricia Wallace, une psychologue du Centre pour jeunes talents de l'Université Johns Hopkins, et auteur de "La Psychologie d'internet".
Mais regardons les choses en face, le problème est plus général que les outils avec lesquels nous communiquons. C'est ce que nous disons effectivement qui bousille réellement nos relations d'amitié. "Oh mon Dieu, une amie de la fac vient d'actualiser son statut pour dire que ses dents ont absolument besoin de fil dentaire !" a hurlé un de mes amis récemment. "C'est dégoûtant. Je ne veux pas savoir ce qui se passe dans sa bouche."
Ça m'a incité à vérifier ma propre page Facebook, j'y ai simplement découvert que 3 de mes connaissances - qui ne se connaissaient pas entre elles - avaient exactement le même statut : "Zzzzzzzzzzzz" (bruits de ronflement). Ils m'ont rapidement amené à faire "Zzzzzzzzzzz" moi aussi.
Ceci nous amène à notre premier dilemme : au milieu de cet immense bavardage, nous ne disons pas grand chose d'intéressant. Et même, nous brisons une règle capitale de la vie sociale : Tu n'ennuieras pas tes Amis.
"Ça s'appelle du narcissisme" dit Matt Brown, 36 ans, manager pour une chaine de salons de coiffures et spas à Seattle. Il est particulièrement agacé par un ami qui travaille dans une concession automobile et qui "twitte" à chaque fois qu'il vend une voiture, par un couple marié qui se chamaille sur leur mur Facebook en public, et un autre couple tellement mielleux et dégoulinant d'amour qu'ils sont tous les deux assis dans la même pièce et se postent des messages d'amour à la vue de tout le monde. "En quoi votre vie est-elle importante et divertissante au point qu'on ait besoin de tout savoir ?" se demande M. Brown.
Gwen Jewett, quant à elle, en a marre des statuts concernant la nourriture. "Certains de mes amis aiment poster plusieurs fois par jour à propos de ce qu'ils mangent : 'J'ai mangé une tartiflette', 'Ce soir je me fais une super glace à la chantilly à la maison', 'Je viens de manger une énorme pizza saucisse pepperoni double fromage'" dit la coach de Dallas âgée de 49 ans. "Ma question est simple : si on ne s'appelait pas à chaque fois qu'on mangeait quelque chose avant, pourquoi aurait-t-on besoin de se prévenir maintenant ?"
Pour d'autres, l'ennui n'est pas le plus gros défi à relever en ce qui concerne les relations sur internet. Considérez, par exemple, à quel point les gens que vous connaissez peuvent vous sembler différents online – pas seulement bien arrangés ou plus apprêtés, mais ayant plus d'assurance, exposant des côtés de leur personnalités que vous n'aviez jamais vues avant.
Alex Gilbert, 27 ans, qui travaille à Houston pour une association proposant des ateliers d'écriture aux enfants, cherche toujours à comprendre un de ses amis – "un mec particulièrement viril" – qui fait partie d'un groupe de heavy-metal et préside un club de motards, et qui pourtant publie des vidéos sur Facebook de chatons "super mignons". "Ce n'est pas ça qui va alimenter nos conversations dans la vie réelle", explique M. Gilbert. "On ne va pas se retrouver pour discuter du fait que les chatons sont mignons."
James Hills a découvert qu'un de ses collègues est gay via Facebook, mais il explique que ça ne l'a pas dérangé. C'est quand son ami a rejoint des groupes qui s'adressaient à des hommes poilus qu'il a commencé à se sentir gêné. "C'est quelque chose que je n'avais tout simplement pas besoin de savoir", explique M. Hills, qui a 32 ans et est président d'une firme marketing à Elgin. "J'éprouverais la même gène si un ami hétéro rejoignait un groupe 'cuir et lanières'."
Et puis, il y a la jalousie. Dans toutes les informations que vous publiez à propos de votre vie – vos vacances, vos enfants, vos promotions au travail, même cette margarita que vous venez boire – quelqu'un va sûrement trouver quelque chose à envier. Quand il s'agit de relations amoureuses, ce genre de révélations online peut même rendre une rupture plus difficile.
"Facebook prolonge la période nécessaire pour se remettre d'une relation, parce qu'on a une fenêtre ouverte sur la vie de son ex compagnon, qu'on le veuille ou non" explique Yianni Garcia de New York, une consultante qui aide les entreprises dans l'utilisation des médias sociaux. "On peut voir leurs mises à jour, leurs photos et leur situation amoureuse."
M. Garcia, 24 ans, a lui-même ressenti des picotements de jalousie à travers Facebook au printemps dernier, après avoir rompu avec son petit ami. Pendant quelques semaines, il a continué à consulter le profil Facebook de son ex, examinant minutieusement ses nouveaux amis. Et un jour il s'est rendu compte que son ex lui avait bloqué l'accès à son profil.
Pourquoi ? "Il a dit qu'il m'avait supprimé de ses amis seulement pour se protéger, parce que si quelqu'un venait à flirter avec moi il serait jaloux" explique M. Garcia.
Facebook peut aussi être le lieu de comportements passifs-agressifs. "Soudain, des choses qu'on ne dirait pas tout haut dans une conversation peuvent être dites parce qu'on est assis derrière un écran d'ordinateur" dit Kimberly Kaye, 26 ans, journaliste à New York. Elle a été surprise quand des amis qui avaient poliment discuté de la réforme du système de santé pendant un dîner ont plus tard continué le débat en ligne en se contredisant largement.
Demandez simplement à Heather White. Elle explique que sa colocataire à l'Université de Georgia avait commencé une dispute par texto pour décider qui ferait le ménage dans l'appartement.. Mlle White, 22 ans, se trouvant chez ses parents à ce moment là, a demandé à son amie de lui téléphoner pour qu'elles puissent discuter du problème. Son amie ne l'a jamais appelée.
Quelques jours plus tard, Mlle White, qui a été diplômée en mai, a mis à jour son statut Facebook pour commenter la rupture de son duo country préféré, Brooks & Dunn. Presque immédiatement, sa colocataire a répondu publiquement sur son profil : "exactement comme nous". Les deux jeunes femmes ne se sont quasiment pas parlé depuis.
Quelle est la solution, à part supprimer de sa liste d'amis tous les gens qui nous agacent ? On peut utiliser le bouton "cacher" sur Facebook pour arrêter de recevoir les mises à jour des statuts de certains amis – ils ne le sauront jamais – ou utiliser TwitterSnooze, un site web qui permet de suspendre temporairement les mises à jour d'un ami. (Attention : la personne recevra une alerte de Twitter quand on recommencera à recevoir ses informations.)
Mais ce ne sont pas des solutions satisfaisantes. Pour améliorer nos interactions, nous devons changer notre comportement, pas le dissimuler. D'abord, examinez votre propre comportement, en vous demandant avant de publier quoi que ce soit : "Est-ce quelque chose que j'aimerais que quelqu'un me dise ?". "Soumettez-le d'abord à vous-même" conseille le Docteur Wallace.
Et renforcez positivement les autres, en répondant seulement quand ils écrivent quelque chose d'intéressant et en les ignorant quand ils sont ennuyeux ou odieux. (Faire des commentaires négatifs aura pour seul effet de déclencher une guerre en public.)
Si tout cela échoue, vous pouvez toujours lancer un nouveau groupe : "Pour que Facebook crée le bouton 'lever les yeux au ciel' maintenant !" »
Dina n'est pas une flemmarde
Pour couper court aux critiques concernant mon chaton adoré, voici une vidéo où vous la verrez courir et sauter, et vous pourrez donc vous rendre compte qu'elle est très active. Et toc !
En ce moment je dois lui donner un médicaments, et comme elle n'aime pas trop, je l'enroule dans une serviette pour éviter les coups de griffes. Ça lui donne l'air d'un petit bébé langé à l'ancienne :



